Catégorie : SANTÉ

  • Masisi : La FAO forme des agents communautaires de santé animale pour renforcer la lutte contre les maladies aviaires

    Masisi : La FAO forme des agents communautaires de santé animale pour renforcer la lutte contre les maladies aviaires

    Dans le cadre du projet OSRO/DRC/124/BEL financé par le Royaume de Belgique, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec la SONAHU, organise les 29 et 30 mai 2026 une session de renforcement des capacités en faveur des Agents Communautaires de Santé Animale (ACSA) dans la Zone de Santé de Mweso, territoire de Masisi.

    Cette formation intervient en prélude au lancement de la première campagne de vaccination aviaire dans les Aires de Santé de Mwanja et de Mokoto. Elle vise à doter les acteurs de terrain des compétences nécessaires pour prévenir, détecter et combattre efficacement les maladies aviaires qui menacent les élevages locaux.

    Au total, vingt-cinq participants, dont des médecins vétérinaires, des techniciens vétérinaires et des représentants des autorités locales, prennent part à cette session. Les modules abordés portent notamment sur les mesures de biosécurité, la gestion des déchets d’élevage, les procédures de quarantaine, la vaccination des volailles ainsi que la surveillance sanitaire communautaire.

    À travers cette initiative, la FAO et ses partenaires entendent renforcer les capacités locales de prévention et de contrôle des maladies animales tout en protégeant les moyens de subsistance des ménages ruraux, fortement dépendants de l’élevage.

    Cette activité constitue une étape majeure dans l’amélioration de la santé animale et le renforcement de la résilience des communautés du territoire de Masisi face aux défis sanitaires affectant le secteur de l’élevage.

    Abiël Bushoki

  • Sud-Kivu : quatre nouveaux cas de Mpox confirmés à Mulungu/Inera

    Sud-Kivu : quatre nouveaux cas de Mpox confirmés à Mulungu/Inera

    La province du Sud-Kivu fait face à une nouvelle alerte sanitaire. Ce mardi 16 septembre 2025, les autorités sanitaires ont confirmé quatre nouveaux cas de Mpox dans l’aire de santé de Mulungu/Inera, rattachée à la zone de santé de Miti Murhesa, en territoire de Kabare.

    Selon des sources médicales locales, une équipe de riposte rapide a été déployée sur le terrain pour contenir la propagation du virus. Les investigations épidémiologiques ont déjà démarré afin de retracer les contacts des personnes infectées et d’identifier l’origine de ces nouvelles infections.

    « Nous suivons de très près la situation. Les malades reçoivent une prise en charge appropriée et nous appelons la population à respecter les mesures de prévention », a déclaré un responsable sanitaire joint par la rédaction.

    Les habitants sont invités à éviter tout contact direct avec les personnes présentant des lésions cutanées suspectes et à se rendre sans délai dans les structures de santé les plus proches en cas de symptômes tels que la fièvre, des éruptions cutanées ou un gonflement des ganglions.

    Le Mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe, est une maladie virale qui se transmet à la fois de l’animal à l’homme et entre humains, par contacts rapprochés. Bien que souvent bénigne, elle peut provoquer des complications graves dans certains cas.

    Ces nouveaux cas viennent rappeler la vulnérabilité sanitaire de la province, déjà confrontée à plusieurs épidémies ces dernières années. Les autorités appellent à la vigilance collective pour éviter une flambée à grande échelle.

    Abiël Bushoki

  • Masisi : plus de 110.000 enfants attendus pour la vaccination contre la poliomyélite dans la zone de santé de Kirotshe

    Masisi : plus de 110.000 enfants attendus pour la vaccination contre la poliomyélite dans la zone de santé de Kirotshe

    La zone de santé rurale de Kirotshe, située dans le groupement Mupfuni Shanga, chefferie des Bahunde, territoire de Masisi (Nord-Kivu), a officiellement lancé ce vendredi 5 septembre 2025 une vaste campagne de vaccination contre la poliomyélite.

    La cérémonie de lancement s’est tenue à Bweremana, en présence des autorités locales, des personnels de santé et de la communauté. Prévue initialement pour le 28 août, la campagne avait connu un léger retard logistique avant son démarrage effectif.

    Le gouverneur du Nord-Kivu avait donné le coup d’envoi provincial de cette opération dès le mercredi 3 septembre à Goma. Dans la zone de santé de Kirotshe, l’objectif est clair : vacciner au moins 110.000 enfants âgés de 0 à 5 ans.

    « Nous venons de lancer officiellement cette campagne de vaccination ce 5 septembre dans notre zone de santé, mais elle avait déjà été ouverte au niveau provincial par Son Excellence le gouverneur depuis le 3 septembre », a expliqué le Dr Patrick Balume Ndamwenge, médecin chef de zone de Kirotshe. « Nous attendons atteindre un total d’au moins 110.000 enfants à vacciner. »

    Le médecin a insisté sur l’importance de ce vaccin, essentiel pour la protection et la survie des enfants, invitant les parents à préparer leurs enfants et à veiller à ce qu’aucun ne soit laissé de côté.

    Cette campagne s’inscrit dans la lutte nationale et mondiale visant à éradiquer la poliomyélite, une maladie invalidante qui touche particulièrement les enfants en bas âge.

    Baley Samuel

  • Nord-Kivu : le CRS Bweremana inaugure son bloc opératoire moderne, une mère et son bébé sauvés dans la foulée

    Nord-Kivu : le CRS Bweremana inaugure son bloc opératoire moderne, une mère et son bébé sauvés dans la foulée

    C’est un tournant majeur dans l’amélioration de l’accès aux soins dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Le Centre de Santé de Référence (CSR) de Bweremana, situé dans le groupement Mupfuni Shanga, chefferie des Bahunde, vient de mettre en service son tout premier bloc opératoire, désormais pleinement opérationnel.

    L’inauguration de cette infrastructure sanitaire a été marquée par une première intervention réussie : une césarienne pratiquée sur une patiente originaire du village de Buyaa. Grâce à l’expertise du personnel médical, la jeune maman, Salama Rugoneka, âgée de 25 ans, a pu donner naissance à un bébé en bonne santé. Cette intervention marque symboliquement l’ouverture de ce bloc tant attendu.

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    « Ce bloc vient répondre à une demande urgente de la population, surtout dans un contexte où l’insécurité rend difficile l’évacuation des cas critiques vers d’autres structures médicales », explique le Dr Justin Kilau Kisati, médecin au CSR Bweremana. « Après l’installation des équipements et la formation du personnel, nous avons pu procéder à notre première césarienne dans des conditions optimales. La mère et l’enfant se portent bien. »

    Le Dr Kilao assure que le centre dispose d’un plateau technique moderne et d’une équipe qualifiée. « Oui, nous avons un équipement complet et du personnel expérimenté. En médecine, on ne laisse rien au hasard. »

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    Josué Bauma, infirmier titulaire du CSR Bweremana, exprime sa satisfaction : « C’est une immense joie. Ce bloc était un besoin vital. Grâce au soutien de la Zone de Santé de Kirotshe et de nos partenaires, ce rêve est aujourd’hui une réalité. »

    Même son de cloche du côté de l’administrateur gestionnaire du centre, Valère Kalamo Wetemwami, qui qualifie cette réalisation de véritable « bénédiction » pour la population locale. « Ce bloc va considérablement réduire les risques liés aux longues distances que les patients devaient parcourir pour se faire opérer. »

    L’ouverture de ce bloc opératoire marque une avancée significative pour le CSR de Bweremana et représente un pas important vers une meilleure prise en charge des urgences médicales dans cette zone enclavée du territoire de Masisi.

    Baley Samuel

  • Masisi : vol de matériels au centre de santé de référence de Bweremana

    Masisi : vol de matériels au centre de santé de référence de Bweremana

    Le Centre de Santé de Référence (CSR) de Bweremana, récemment érigé à ce statut, a été la cible d’un vol dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mars 2025. Des individus non identifiés ont pénétré dans les locaux administratifs et ont emporté plusieurs biens de valeur appartenant à l’établissement. 

    Selon Valère Kalamö Wetemwami, Administrateur Gestionnaire (AGIS) du CSR Bweremana, ce vol constitue un coup dur pour la structure de santé. 

    « C’est avec regret que nous annonçons le vol de biens de valeur appartenant au centre de santé, qui étaient dans mon bureau dans la nuit du 9 au 10 mars 2025. Nous demandons des enquêtes sérieuses afin que les responsables soient identifiés et punis conformément à la loi. » 

    Les biens dérobés n’ont pas été détaillés, mais leur absence risque d’impacter le bon fonctionnement du centre de santé, qui joue un rôle clé dans la prise en charge des patients de cette localité du territoire de Masisi. 


    Face à cette situation, les responsables du CSR Bweremana demandent aux autorités compétentes de diligenter une enquête afin de retrouver les coupables et de renforcer la sécurité de l’établissement. Les habitants de Bweremana, quant à eux, expriment leur inquiétude face à l’insécurité croissante qui menace les infrastructures publiques et communautaires. 

    Ce vol rappelle la nécessité d’un dispositif sécuritaire renforcé dans les centres de santé, particulièrement ceux situés dans des zones vulnérables du Nord-Kivu. Les autorités locales seront-elles à la hauteur des attentes pour retrouver les auteurs de cet acte criminel et prévenir de tels incidents à l’avenir ? La suite des enquêtes nous en dira plus.

    Baley Samuel

  • Masisi : un souffle d’espoir pour la population de Kyabondo grâce aux soins de santé gratuits

    Masisi : un souffle d’espoir pour la population de Kyabondo grâce aux soins de santé gratuits

    Après plusieurs mois passés dans des sites de déplacés, la population de Kyabondo, dans le village de Bweremana, retrouve progressivement son quotidien. Une aide précieuse vient accompagner ce retour : l’accès aux soins de santé gratuits au Centre de Santé de Kyabondo. 

    Depuis ce vendredi 7 mars 2025, l’organisation humanitaire Joanither a lancé un programme de prise en charge médicale destiné à toute la population de l’aire de santé de Kyabondo. Ce programme, qui s’étendra sur six mois, de mars à septembre 2025, vise à soulager les habitants affectés par le conflit armé opposant le M23-AFC aux forces locales. 

    L’infirmier titulaire du centre de santé, Lucien Shauri Chiza, s’est réjoui de cette initiative et a exprimé sa gratitude envers l’organisation Joanither : 

    « Nous sommes vraiment heureux de la présence de Joanither. Cette population, ainsi que notre centre de santé, fait face à d’énormes défis. Nous espérons que d’autres partenaires suivront cet exemple pour renforcer l’offre de soins dans la région. »

    Les habitants, qui ont longtemps souffert des conséquences de la guerre, accueillent cette initiative avec soulagement et espèrent qu’elle contribuera à améliorer leurs conditions de vie. 

    Si le Centre de Santé de Kyabondo bénéficie aujourd’hui d’une aide, d’autres structures de la région sont toujours en détresse. C’est le cas du Centre de Santé de Kabase, également situé dans le groupement Mupfuni Shanga. Fortement endommagé, cet établissement manque de moyens pour offrir des soins adéquats à la population locale. 

    Face à cette situation, les habitants de l’aire de santé de Kabase lancent un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin d’obtenir une aide similaire à celle de Kyabondo. 

    L’intervention de Joanither à Kyabondo redonne espoir aux déplacés de retour, mais met également en lumière l’urgence d’une mobilisation plus large pour assurer un accès aux soins à toutes les populations affectées par la crise sécuritaire au Nord-Kivu.

    Baley Samuel

  • Nord-Kivu : MSF sous le feu des combats, un employé grièvement blessé à Masisi Centre

    Nord-Kivu : MSF sous le feu des combats, un employé grièvement blessé à Masisi Centre

    Un employé de l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a été grièvement blessé  jeudi 20 février 2025, après que des tirs ont atteint la base MSF de Masisi Centre, dans la province du Nord-Kivu. Dans son communiqué, l’organisation affirme qu’un enfant, réfugié avec sa famille dans l’enceinte de MSF, a également été blessé. MSF condamne fermement cette attaque, qui constitue une grave violation du droit humanitaire et met en péril la sécurité des infrastructures médicales.

    « Ce matin, l’un de nos collègues, en service dans notre base de Masisi, a été touché par une balle lors des tirs visant nos installations. Son état est critique », a déclaré Stephan Goetghebuer, chef des programmes de MSF au Nord-Kivu. Et d’ajouter : « Un enfant réfugié dans nos locaux a aussi été légèrement blessé. Nous dénonçons avec force cette nouvelle atteinte à la sécurité de notre personnel et de nos patients, dans un lieu qui devrait être protégé de toute violence ».

    La situation à Masisi Centre demeure très préoccupante, avec des affrontements quotidiens entre les forces alliées VDP/Wazalendo et l’armée congolaise face aux éléments du M23/AFC. Cette insécurité persistante pousse des milliers de civils à se réfugier dans l’hôpital général de référence de Masisi, soutenu par MSF, ainsi que dans la base de l’organisation.

    Les attaques contre les infrastructures médicales se sont multipliées ces dernières semaines : « le 16 janvier dernier deux civils pris pour cible devant l’hôpital, entraînant la mort de l’un d’eux, le 19 janvier des tirs ont frappé l’hôpital et la base MSF, tandis qu’une roquette s’abat sur le garage MSF, blessant deux employés, le 28 du même mois, une femme a été tuée lors d’un affrontement entre le bureau MSF et la base de vie de l’organisation, le 16 février, un employé du Ministère de la Santé est blessé par une balle perdue ayant traversé l’hôpital», souligne MSF dans son communiqué.

    « Ces violences répétées sont inacceptables », insiste Goetghebuer. « Nous appelons une fois encore les parties au conflit à respecter les structures humanitaires et à garantir la sécurité des civils et du personnel médical. Le non-respect du droit humanitaire met des vies en danger et entrave l’aide aux populations vulnérables ».

    Depuis 2007, MSF soutient l’hôpital général de Masisi, qui accueille de nombreux blessés de guerre. Toutefois, l’intensification des violences compromet la continuité de ses activités. L’organisation évalue actuellement les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de son personnel et de ses patients, tout en poursuivant sa mission humanitaire dans un contexte de plus en plus instable.

    Signalons que des violents affrontements ont été signalés toute la journée de jeudi 20 janvier entre le M23 et les FARDC appuyées par les Wazalendo. Des fortes détonations étaient entendues à Kahongole, à la Paroisse Mater Dei, à Kanii et vers Lushebere. Cependant, chaque camp est resté sur ses positions initiales.

    La rédaction

  • Goma : 600 Déplacés de Guerre Contractent le VIH dans les Camps, un Cri d’Alerte Ignoré

    Goma : 600 Déplacés de Guerre Contractent le VIH dans les Camps, un Cri d’Alerte Ignoré

    À Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo, les conditions de vie précaires dans les camps de déplacés de guerre poussent des centaines de femmes et de filles à des pratiques désespérées pour survivre. Selon des rapports récents, près de 600 personnes déplacées y ont contracté le VIH. En échange d’eau ou de nourriture, des femmes, et parfois des mineures, sont contraintes de se prostituer. D’autres sont victimes de viols, exacerbant leur vulnérabilité face à cette crise humanitaire silencieuse.

    Le coordonnateur local du programme de lutte contre le VIH/Sida alerte sur l’ampleur de cette situation dramatique. Il dénonce l’inaction des autorités et l’absence de soutien pour ces victimes, malgré la gravité de la crise. Ces personnes, déjà traumatisées par les conflits armés, se retrouvent sans accès aux soins de santé, aux programmes de sensibilisation ou à des services d’accompagnement psychologique. La stigmatisation autour du VIH complique encore davantage leur accès à l’aide.

    Face à ce drame humanitaire, des organisations humanitaires et les autorités locales sont appelées à agir d’urgence. Il est impératif d’instaurer des programmes de prévention, des soins pour les personnes atteintes du VIH, et des mesures pour protéger les femmes et les filles contre les violences sexuelles. Cette situation ne peut plus être ignorée : elle met en lumière la détresse croissante des déplacés de guerre de Goma, un appel à la solidarité mondiale.

    Munguiko Masudi Olivier

  • Masisi : une femme déplacée donne naissance à des triplés à Bweremana

    Masisi : une femme déplacée donne naissance à des triplés à Bweremana

    Une lueur d’espoir illumine ce début d’année dans le territoire de Masisi. Une femme déplacée de guerre, résidant dans le site de déplacés de Bweremana, dans le groupement Mupfuni Shanga, chefferie des Bahunde, a donné naissance à des triplés ce lundi 6 janvier 2025. 

    L’accouchement, qui s’est déroulé au centre de santé de référence de Bweremana, a été un succès grâce au professionnalisme et au dévouement du personnel soignant. La mère et ses trois nouveau-nés, deux garçons et une fille, sont en bonne santé malgré les conditions précaires dans lesquelles cette famille vit. 

    Cependant, cette heureuse nouvelle met également en lumière la situation difficile des déplacés de guerre dans cette région en proie à l’insécurité. La mère, dont l’identité n’a pas été révélée, vit dans des conditions précaires qui rendent l’avenir de ses triplés incertain. 

    Selon des sources médicales, la famille nécessite une assistance humanitaire d’urgence, notamment en termes de nourriture, de vêtements pour nouveau-nés, de produits d’hygiène et de soins médicaux postnataux. Les responsables du centre de santé de Bweremana, ainsi que les autorités locales, lancent un appel aux organisations humanitaires, aux bienfaiteurs et au gouvernement pour qu’ils interviennent rapidement.

    Cette naissance vient rappeler l’urgence d’agir pour soulager les souffrances des populations affectées par les conflits dans cette partie de la République démocratique du Congo. 

    Baley Samuel