Catégorie : POLITIQUE

  • RDC : des nouvelles nominations à la présidence de la République, Félix Tshisekedi complète son cabinet

    RDC : des nouvelles nominations à la présidence de la République, Félix Tshisekedi complète son cabinet

    Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a signé une série d’ordonnances présidentielles ce vendredi 14 mars 2025, visant à compléter son cabinet. Ces nominations, annoncées par la porte-parole du chef de l’État, Tina Salama, lors d’un passage sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), viennent renforcer l’équipe présidentielle.

    Parmi les nouvelles désignations, les commissaires Jacques Mukendi et Tshibangu wa Tshibangu ont été nommés officiers d’ordonnance du chef de l’État, une fonction clé dans la gestion de la logistique et des affaires courantes au sein de la présidence. Cette nomination témoigne de la volonté du président Tshisekedi de renforcer la coordination et l’efficacité au sein de son équipe exécutive.

    Dans un autre registre, Armel Kanyinda a été nommé assistant intérieur du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité. Une mission d’importance, Kanyinda sera chargé de soutenir la mise en œuvre des stratégies sécuritaires du gouvernement, dans un contexte où la situation sécuritaire reste une priorité pour l’administration.

    Le président a également procédé à la nomination de Joe Dumbi Kabangu au poste de conseiller spécial du chef de l’État, chargé des ressources extérieures et du suivi des projets. Une nomination qui s’inscrit dans une dynamique de diversification des partenariats extérieurs et du suivi rigoureux des projets en cours dans le pays, essentiel pour le développement du Congo.

    Enfin, le major Tabu Eboma, fidèle collaborateur de longue date, a été reconduit dans ses fonctions d’aide de camp du président de la République, soulignant la stabilité et la confiance placée dans son rôle au sein du cercle rapproché du chef de l’État.

    Ces ajustements viennent compléter le cabinet présidentiel dans un moment charnière, alors que le pays fait face à des défis politiques, économiques et sécuritaires majeurs. Ils sont également perçus comme une réaffirmation de la volonté de Félix Tshisekedi d’apporter une dynamique nouvelle et stratégique dans son approche de gouvernance.

    La rédaction

  • RDC : Félix Tshisekedi élargit le présidium de l’Union sacrée de la Nation à 40 membres, Julien Paluku et Lambert Mende s’installent

    RDC : Félix Tshisekedi élargit le présidium de l’Union sacrée de la Nation à 40 membres, Julien Paluku et Lambert Mende s’installent

    Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé à une restructuration majeure de sa plateforme politique, l’Union sacrée de la Nation (USN). Le présidium, initialement composé de six figures de premier plan, s’élève désormais à 40 membres, marquant ainsi une volonté d’ouverture et de consolidation de la majorité présidentielle.

    Parmi les personnalités historiques du présidium figurent Vital Kamerhe, Jean-Pierre Bemba, Modeste Bahati Lukwebo, Augustin Kabuya, Sama Lukonde et Christophe Mboso. À ces figures de proue s’ajoutent 34 nouveaux membres, dont la Première ministre Judith Suminwa, symbole de l’intégration du gouvernement dans l’architecture de l’USN.

    Une recomposition politique stratégique

    Les nouveaux membres proviennent principalement des formations politiques ayant obtenu au moins sept élus (députés et sénateurs) lors des dernières élections. Cette intégration vise à assurer une meilleure représentativité des forces politiques soutenant le chef de l’État au sein des institutions. Toutefois, certaines nominations ont été effectuées directement par Félix Tshisekedi, conformément aux prérogatives qu’il s’est octroyées en tant que haute autorité de la plateforme.

    Le secrétariat permanent de l’USN, dirigé par André Mbata, a officialisé ces nominations dans un communiqué publié le samedi 8 mars. Ce remaniement intervient dans un contexte de recomposition politique, à l’approche de nouveaux défis institutionnels et électoraux.

    Une consolidation du pouvoir présidentiel

    L’Union sacrée de la Nation a vu le jour dans un contexte de rupture entre le Front Commun pour le Congo (FCC), coalition pilotée par l’ancien président Joseph Kabila, et le Cap pour le Changement (CACH), alliance qui avait porté la candidature de Félix Tshisekedi en 2018. En élargissant le présidium, le chef de l’État renforce son emprise sur la majorité parlementaire, tout en intégrant de nouvelles sensibilités politiques.

    Cette restructuration reflète une double ambition : maintenir une cohésion interne face aux tensions et préparer les échéances politiques à venir. En diversifiant les profils au sein du présidium, Félix Tshisekedi semble vouloir préserver la stabilité de sa coalition et éviter les fissures qui pourraient fragiliser son second mandat.

    Voici la liste complète :

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    Reste à savoir comment cette nouvelle configuration influencera la gouvernance et l’orientation politique du pays dans les mois à venir.

    La rédaction

  • RDC – Union Sacrée : Une Nouvelle Dynamique avec un Présidium de 40 Membres

    RDC – Union Sacrée : Une Nouvelle Dynamique avec un Présidium de 40 Membres

    L’Union Sacrée de la Nation (USN), plateforme politique soutenant le Président Félix Tshisekedi, vient de renforcer son présidium en l’élargissant à 40 membres. Parmi les nouvelles figures, Son Excellence Sylvain Mutombo se distingue par son courage politique et son sens aigu de l’efficacité et de la vérité. Ce remaniement inclut également des personnalités influentes telles que Modeste Bahati Lukwebo, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Sama Lukonde, et Christophe Mboso, consolidant ainsi une équipe de leadership diversifiée et stratégique.

    Cette restructuration intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires majeurs en République Démocratique du Congo. L’élargissement du présidium vise à renforcer la cohésion au sein de l’USN et à mieux coordonner les efforts politiques face aux enjeux actuels. La présence de figures issues de divers horizons politiques montre une volonté d’unité nationale et d’efficacité gouvernementale pour faire face aux crises qui secouent le pays.

    Ce nouveau présidium pourrait jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des grandes réformes du second mandat du Président Tshisekedi. Alors que la RDC traverse une période critique, les attentes de la population restent élevées quant à la capacité de l’USN à apporter des solutions concrètes aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.

    Ntumba Chiyoyo

  • RDC/Ordonnances : Félix Tshisekedi nomme plusieurs nouveaux conseillers principaux à la présidence, voici la liste

    RDC/Ordonnances : Félix Tshisekedi nomme plusieurs nouveaux conseillers principaux à la présidence, voici la liste

    Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a signé une série d’ordonnances modifiant la composition de son cabinet présidentiel. Annoncées dans la nuit du vendredi 7 mars 2025 à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), ces nominations visent à renforcer l’efficacité de la présidence dans plusieurs secteurs clés. 

    Par l’ordonnance n° 22/50/250, le chef de l’État a procédé aux nominations suivantes : 

    1. Collège juridique : Mulumba Tshitolo Martin 
    2. Collège des Mines, Énergies et Hydrocarbures : Kande Tumba Jean-Marie 
    3. Collège de l’Agriculture, Pêche et Élevage : Kasongo Peter 
    4. Collège des Affaires foncières : David Mukeba Kalengayi 
    5. Collège des Réformes institutionnelles : Itosi Charlie 
    6. Collège de l’Emploi : Mme Efida Mole 
    7. Collège de la Géopolitique et des Affaires étrangères : Mme Wagner Mbuyi Catarina 
    8. Collège des Arts et de la Culture : Tshilumba Théodore 
    9. Collège de l’Environnement : Tosi Talbanie 
    10. Collège des Relations avec le Parlement : Payi Payi Miteto 
    11. Collège de la Santé : Nsuka Joel 

    Un remaniement dans un contexte de crise sécuritaire et politique

    Ces changements surviennent à un moment où la RDC traverse une période de turbulences sur plusieurs fronts. À l’Est du pays, la situation sécuritaire reste préoccupante, avec la progression inquiétante du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Les récents affrontements ont forcé les forces loyalistes à reculer, permettant même aux éléments du M23-AFC de prendre les villes stratégiques de Goma et Bukavu. 

    Sur le plan politique, ces nominations pourraient également être perçues comme une tentative de consolidation du pouvoir présidentiel face aux tensions au sein de la majorité et aux attentes grandissantes de la population. En intégrant de nouvelles figures à la présidence, Félix Tshisekedi cherche probablement à renforcer son équipe et à répondre aux défis institutionnels et économiques du pays. 

    Quel impact sur la gouvernance ? 

    Reste à voir si ce remaniement aura un impact significatif sur la gestion des affaires publiques et sur la réponse aux crises actuelles. Alors que la population attend des actions concrètes, notamment en matière de sécurité, d’emploi et de développement, ces nouvelles nominations marquent une étape clé dans la stratégie du chef de l’État pour les mois à venir. 

    Affaire à suivre. 

    La rédaction

  • RDC : encore une autre sortie médiatique de Joseph Kabila, que cherche-t-il réellement ?

    RDC : encore une autre sortie médiatique de Joseph Kabila, que cherche-t-il réellement ?

    Après six ans de silence, Joseph Kabila refait surface sur la scène médiatique congolaise. En l’espace de quelques jours, l’ancien président s’est exprimé à travers une tribune publiée dans The Sunday Times en Afrique du Sud et une interview accordée à la presse namibienne, dont des extraits ont largement circulé sur les réseaux sociaux. 

    Un message ambigu, mais stratégique

    Dans ses récentes déclarations, Joseph Kabila assure vouloir « être très disponible pour servir notre pays et continuer à servir notre peuple. » Une affirmation qui interroge sur ses véritables intentions. Cherche-t-il à redevenir une figure incontournable du paysage politique congolais ou simplement à peser dans les débats nationaux en rappelant son héritage politique ? 

    Sur la question de l’insécurité persistante à l’Est du pays, Kabila se positionne fermement en faveur du départ de toutes les forces étrangères présentes en RDC, estimant que cela constituerait « un premier pas vers la solution ». Un discours qui semble vouloir séduire une partie de l’opinion congolaise, critique face à la présence des troupes étrangères et aux difficultés du pouvoir actuel à stabiliser la région. 

    Un retour calculé sur fond de rivalité avec Tshisekedi

    Selon Le Point Afrique, ce retour médiatique n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une volonté de repositionnement politique, notamment à travers la relance du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), son parti politique. Loin d’être un simple observateur, Kabila semble vouloir redevenir un acteur clé, dans un contexte où les tensions avec l’actuel président Félix Tshisekedi n’ont cessé de croître. 

    La rupture entre les deux hommes est consommée depuis l’éclatement de la coalition FCC-CACH, qui les avait réunis au début du mandat de Tshisekedi. En 2023, Kabila avait même interdit à ses partisans de se présenter aux élections sous l’étiquette du régime en place, illustrant ainsi une opposition désormais assumée. 

    Dans sa tribune sud-africaine, il adopte un ton alarmiste, évoquant une possible « implosion imminente » de la RDC si les problèmes fondamentaux du pays ne sont pas traités en profondeur. Une posture qui, pour certains analystes, relève davantage d’un avertissement à l’endroit du régime actuel que d’une simple analyse politique. 

    Une critique appuyée de la gouvernance Tshisekedi

    Outre Kabila, plusieurs médias internationaux, dont *Afrik.com*, pointent du doigt la gestion de Félix Tshisekedi face aux défis sécuritaires. Alors que l’armée congolaise fait face à l’offensive du M23, soutenu par le Rwanda, le gouvernement est accusé de privilégier des purges internes plutôt que de renforcer ses capacités militaires. 

    L’exécution récente de 55 soldats condamnés pour « lâcheté devant l’ennemi » à Butembo est perçue par certains observateurs comme une stratégie punitive, au détriment d’une véritable refonte de l’armée. Afrik.com va plus loin en affirmant que Kinshasa « semble détourner son attention d’une menace grandissante pour se concentrer sur des problèmes internes qui semblent moins urgents ». 

    Dans un contexte de tensions croissantes, le gouvernement est également accusé de vouloir contrôler certains acteurs politiques et religieux. L’audition récente d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire général du PPRD, ainsi que celle de Monseigneur Donatien N’Shole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), en sont des exemples. 

    Un bras de fer avec l’Église catholique ?

    L’interrogatoire de Monseigneur N’Shole a particulièrement retenu l’attention. L’Observateur Paalga de Ouagadougou rappelle que la CENCO, associée à des pasteurs évangéliques, a récemment entrepris une médiation entre Kinshasa et Kigali, prônant un dialogue élargi incluant même le M23. Une initiative immédiatement désavouée par le pouvoir congolais. 

    Cette situation ravive l’historique bras de fer entre l’Église catholique et les autorités congolaises. Comme le souligne L’Observateur Paalga, « l’Église catholique a toujours été le poil à gratter des dirigeants, tous régimes confondus, depuis le temps de Mobutu. Les prélats n’ayant jamais manqué la moindre occasion de mettre les hommes politiques devant leurs responsabilités. » 

    Kabila, un retour qui dérange ?

    Le retour médiatique de Joseph Kabila intervient à un moment où la RDC traverse une crise politique et sécuritaire majeure. À travers ses déclarations, il tente de se positionner comme une alternative à la gestion actuelle du pays, mettant en avant son bilan en matière de souveraineté et de stabilité. 

    Toutefois, son retour est perçu différemment selon les camps politiques. Pour ses partisans, il s’agit d’une voix d’expérience rappelant les échecs du régime en place. Pour ses détracteurs, Kabila cherche à manipuler l’opinion en minimisant ses propres responsabilités dans la crise actuelle, lui qui a dirigé le pays pendant 18 ans. 

    Reste à voir si ce retour est le prélude à une ambition plus grande, notamment en vue des prochaines échéances électorales, ou s’il s’agit simplement d’un rappel de son influence sur la scène politique congolaise. Une chose est certaine : Joseph Kabila n’a pas dit son dernier mot.

    Avec la RFI

  • RDC/politique : ce qu’il faut retenir de l’audition de Ramazani Shadary au ministère de l’intérieur 

    RDC/politique : ce qu’il faut retenir de l’audition de Ramazani Shadary au ministère de l’intérieur 

    Le vice-premier ministre en charge de l’intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et des affaires coutumières, Shabani Lukoo Jacquemin, a convoqué samedi 1ᵉʳ mars 2025 Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), pour des échanges liés au respect des lois régissant les partis politiques en République démocratique du Congo. 

    Cette convocation intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires en RDC, notamment en raison de l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs du M23 et de l’AFC dans l’Est du pays. Le patron de la territoriale a profité de cette occasion pour rappeler au PPRD son obligation de se conformer aux dispositions légales en vigueur. 

    Selon une source proche du ministère, le secrétaire permanent de l’ancien parti présidentiel a été sommé de s’expliquer sur certaines déclarations publiques récentes du PPRD, jugées préoccupantes par les autorités. Ces prises de position auraient soulevé des doutes quant à des activités jugées clandestines menées par certaines figures du parti. 

    L’audition d’Emmanuel Shadary a pris une tournure plus sensible lorsqu’il a été interrogé sur l’adhésion présumée de certains membres du PPRD au mouvement rebelle M23. D’après une dépêche officielle du ministère de l’intérieur, l’intéressé aurait eu des difficultés à fournir des explications claires sur ces allégations, ce qui alimente davantage les soupçons pesant sur son parti. 

    Par ailleurs, cette audition intervient au moment où le PPRD tente de se réorganiser après plusieurs années d’érosion politique. Le parti a récemment procédé à la nomination d’Aubin Minaku comme nouveau vice-président, lui qui fut président de l’Assemblée nationale sous le second mandat de Joseph Kabila. Cette refonte stratégique vise à redonner un nouveau souffle au parti, alors que ce dernier peine à se repositionner sur l’échiquier politique national. 

    Cet épisode illustre une fois de plus les tensions croissantes entre l’opposition et le pouvoir en place, dans un contexte où la guerre à l’Est exacerbe les clivages politiques. Le gouvernement de Félix Tshisekedi veille au grain face à toute action susceptible d’affaiblir la cohésion nationale, surtout en cette période de crise sécuritaire majeure. 

    La rédaction

  • RDC : des mesures fortes annoncées par Félix Tshisekedi lors du conseil des ministres de ce vendredi

    RDC : des mesures fortes annoncées par Félix Tshisekedi lors du conseil des ministres de ce vendredi

    Lors du Conseil des ministres de ce vendredi 28 février 2025, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé plusieurs mesures qui seront d’application dans les jours à venir engageant la nation congolaise. Il a annoncé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ainsi qu’une restructuration de l’Union Sacrée de la Nation. Cette initiative vise à renforcer la cohésion politique et à mieux répondre aux défis sécuritaires et économiques du pays. 

    Un gouvernement pour faire face à l’agression 

    Le futur gouvernement aura pour mission principale de faire front face à l’agression dont la RDC est victime, notamment dans l’Est du pays, où les tensions avec le M23 et ses alliés persistent. Il devra également accélérer les réformes institutionnelles et économiques pour garantir la stabilité du pays. 

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    Toutefois, cette annonce ne signifie pas la démission immédiate du gouvernement actuel. Félix Tshisekedi a précisé que les institutions doivent continuer de fonctionner normalement en attendant la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante. 

    Des restrictions strictes pour éviter toute dérive 

    En attendant ce remaniement, des mesures ont été prises afin d’éviter toute gestion abusive ou précipitée des affaires publiques. Ainsi, il est interdit aux membres du gouvernement actuel de : 

    – Céder, transférer ou aliéner des actifs de l’État. 
    – Signer en urgence des arrêtés en cascade. 
    – Engager, liquider ou payer de manière inopinée des dépenses publiques. 
    – Recruter, nommer ou promouvoir du personnel de manière désordonnée dans les entreprises du portefeuille de l’État, les établissements publics et autres structures étatiques. 

    Ces restrictions ont pour but de prévenir tout abus de pouvoir ou dilapidation des ressources publiques avant la mise en place du prochain gouvernement. 

    Une refonte politique pour plus d’efficacité 

    La restructuration de l’Union Sacrée de la Nation vise à rendre cette plateforme politique plus efficace et plus représentative. L’objectif est de rassembler un plus grand nombre d’acteurs politiques et sociaux afin de garantir une gouvernance plus inclusive et adaptée aux enjeux actuels du pays. 

    Ce remaniement et cette réorganisation politique marquent une étape décisive dans la stratégie du Président Tshisekedi, alors que la RDC traverse une période critique sur le plan sécuritaire et socio-économique.

    La rédaction

  • RDC/politique : Joseph Kabila cherche-t-il à revenir au pouvoir ? Ramazani Shadary précise

    RDC/politique : Joseph Kabila cherche-t-il à revenir au pouvoir ? Ramazani Shadary précise

    La dernière tribune de Joseph Kabila, publiée le week-end dernier dans le Sunday Times, a sonné comme un signal de rentrée politique pour le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD). Ce mardi, à l’occasion de la prise de fonctions des nouveaux membres du bureau du parti, le secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, a exhorté les militants à l’unité et à la cohésion en vue d’accompagner leur leader historique dans son ambition de reconquérir le pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). 

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    Lors de son allocution, Ramazani Shadary a insisté sur la nécessité de renforcer l’unité au sein du PPRD, affirmant que Joseph Kabila reste au cœur des décisions stratégiques du parti. 

    « Le chef nous connaît tous et sait qui placer à chaque poste. Peut-être que certains ignorent ce qu’il fait chaque jour pour préparer notre retour au pouvoir. Mais nous devons travailler dans l’unité et éviter les divisions », a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 dans des propos relayés par nos confrères de Actualités.cd

    Shadary a également souligné l’impact de la récente sortie médiatique de Kabila, affirmant qu’elle a semé le trouble parmi les adversaires politiques du PPRD. 

    « Dès que le Chef parle, le camp adverse s’agite. Il ne fait que dire la vérité. Nous devons nous approprier son message et le relayer sur tous les canaux », a-t-il insisté. 

    La réorganisation du PPRD intervient dans un contexte de redynamisation du parti après la perte du pouvoir en 2018. Depuis la révision des statuts en 2018, plusieurs postes clés du parti étaient restés vacants, notamment après l’échec du dauphin de Kabila à la présidentielle. 

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    Cette réorganisation coïncide avec la prise de parole publique de Joseph Kabila sur la crise sécuritaire qui secoue l’est du pays. Dans sa tribune, l’ancien président a dénoncé l’inaction du gouvernement actuel face à la progression du M23, groupe rebelle soutenu par le Rwanda. 

    Dans l’entourage de Kabila, nombreux sont ceux qui estiment que la gouvernance actuelle de Félix Tshisekedi a aggravé la situation sécuritaire, justifiant ainsi la nécessité d’un retour du PPRD au pouvoir. 

    Les accusations de Kabila et la réorganisation du PPRD s’inscrivent dans un climat politique déjà tendu. Félix Tshisekedi, de son côté, ne mâche pas ses mots à l’encontre de son prédécesseur. Lors d’une récente intervention en Allemagne, le chef de l’État a accusé Joseph Kabila de soutenir en sous-main la rébellion du M23. 

    Le retour de Kabila dans l’arène politique promet donc des affrontements intenses dans les mois à venir, sur fond de tensions sécuritaires et économiques en RDC.

    La rédaction

  • RDC : Félix Tshisekedi confie la présidence du Conseil des ministres à Judith Suminwa

    RDC : Félix Tshisekedi confie la présidence du Conseil des ministres à Judith Suminwa

    Alors que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, était mobilisé par des contacts diplomatiques de haut niveau depuis ses bureaux de la Cité de l’Union Africaine, la Première ministre Judith Suminwa a présidé la 31ᵉ réunion du Conseil des ministres ce vendredi 7 février. Cette délégation de pouvoir, conforme à la Constitution, marque une continuité dans la gestion des affaires de l’État en l’absence temporaire du chef de l’exécutif.

    L’un des points cruciaux à l’ordre du jour de cette réunion était la situation sécuritaire et humanitaire dans la province du Nord-Kivu. Alors que les tensions persistent dans cette région en proie aux violences des groupes armés, le gouvernement cherche à renforcer les mesures de protection des populations civiles et à répondre aux défis humanitaires. Les discussions devraient aboutir à des décisions stratégiques pour stabiliser la province et atténuer les souffrances des déplacés.

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    Outre la question sécuritaire, le Conseil des ministres s’est également penché sur plusieurs dossiers importants pour la bonne gouvernance du pays. Des textes réglementaires et des mesures destinées à améliorer la gestion des institutions ont été examinés, dans un contexte où le gouvernement s’efforce de répondre aux attentes des citoyens en matière de développement, de transparence et de redressement économique

    La rédaction

  • RDC : changement de la constitution, Jimmy Mirindi apporte ses propositions

    RDC : changement de la constitution, Jimmy Mirindi apporte ses propositions

    Le projet de changement de la Constitution, initié par le chef de l’État Félix Tshisekedi, continue de recevoir des soutiens provenant de diverses régions, y compris celles affectées par l’insécurité. Parmi ces soutiens, on note celui de Jimmy Mirindi, cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) au sein de la fédération de Goma. Ce dernier s’est exprimé favorablement à cette initiative lors d’une restitution des états généraux sur la Constitution tenue ce jeudi 16 janvier 2025 à Goma. 

    Dans son allocution, Jimmy Mirindi a souligné que l’actuelle Constitution comporte de nombreuses failles et pièges qui freinent le fonctionnement optimal des institutions. Selon lui, le changement s’impose pour renforcer le rôle du président de la République et garantir une meilleure gestion de l’État. 

    « La loi suprême de notre pays contient plusieurs failles. C’est pourquoi j’opte pour son changement afin de permettre au président de la République, garant de la souveraineté nationale, d’exercer pleinement ses fonctions sans entraves. Par exemple, dans les provinces comme le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, la Constitution actuelle favorise le tribalisme en exigeant que les dirigeants soient issus de la tribu majoritaire. Ce genre de dispositions est archaïque et nuit à l’unité nationale », a-t-il déclaré. 

    Jimmy Mirindi a également pointé du doigt certaines dispositions constitutionnelles qui, selon lui, limitent les prérogatives du chef de l’État, notamment le contrôle sur les chefs des exécutifs provinciaux. Il estime que cette situation alimente des pratiques comme le tribalisme et empêche une gouvernance efficace : 
    > « Au XXIᵉ siècle, nous devons penser au bien-être collectif et non à des intérêts tribaux. Le président Félix Tshisekedi doit avoir le monopole de contrôler les exécutifs provinciaux pour éradiquer le tribalisme, un mal qui gangrène notre société. » 

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    En tant que cadre de l’UDPS, Jimmy Mirindi a invité l’ensemble des Congolais à appuyer cette réforme constitutionnelle : 
    « Je demande à tous les Congolais de lire attentivement notre Constitution actuelle. Ils constateront, comme moi, la nécessité de procéder à un véritable changement, et non simplement à une révision. Certains des 229 articles étouffent le pouvoir du président, ce qui ne devrait pas être le cas. » 

    Les propos de Jimmy Mirindi interviennent dans le cadre de la restitution des états généraux sur la Constitution, récemment organisés à Kinshasa. Cette initiative vise à recueillir les opinions des cadres du parti au sujet des réformes nécessaires pour mieux adapter la loi fondamentale aux défis actuels. 

    Paulin Bahiga