L’agglomération de Shasha, dans la chefferie des Bahunde, a été le théâtre d’un violent incendie survenu le samedi 18 avril 2026. En quelques minutes, les flammes ont ravagé habitations et commerces, plongeant des dizaines de familles dans une détresse totale.
Au cœur de cette tragédie, une voix s’élève avec force et constance : celle de Oline Balume, qui appelle à une mobilisation urgente en faveur des sinistrés.
Une catastrophe aux conséquences dévastatrices
Selon des témoignages concordants, l’origine de l’incendie serait liée à une installation électrique défectueuse. Dans un environnement marqué par la promiscuité des habitations et l’absence de dispositifs de sécurité adéquats, le feu s’est propagé à une vitesse fulgurante.
Le bilan matériel est lourd : au moins 7 salons de coiffure et 13 boutiques ont été réduits en cendres, en plus de plusieurs habitations. Des familles entières se retrouvent désormais sans abri, privées de leurs biens et de leurs moyens de subsistance.
Oline Balume, une voix engagée pour les victimes
Face à cette énième tragédie, Oline Balume s’impose comme l’une des figures les plus engagées dans la défense des sinistrés. Originaire de la région, elle a rapidement exprimé sa profonde compassion aux familles touchées, tout en dénonçant l’inaction face à des risques pourtant bien connus.
« Ces populations, déjà fragilisées par les conflits armés, ne peuvent continuer à faire face seules à de telles catastrophes », a-t-elle déclaré. Pour elle, la réponse doit être à la fois immédiate et structurelle.
Un appel pressant à l’action
L’activiste appelle les autorités locales, provinciales ainsi que les organisations humanitaires à intervenir sans délai. Elle insiste sur la nécessité d’une assistance d’urgence incluant : la distribution de vivres et de biens non alimentaires ; la mise à disposition d’abris temporaires ; un accompagnement psychosocial pour les victimes.
Mais au-delà de l’urgence, Oline Balume plaide pour des mesures préventives durables. Elle met notamment en avant l’importance de sécuriser les installations électriques, souvent artisanales, afin d’éviter la répétition de tels drames.
Une population à bout de souffle
Ce nouvel incendie vient s’ajouter à une série d’épreuves que traverse la population de Shasha, déjà affectée par l’insécurité persistante dans le territoire de Masisi. La récurrence des incendies d’origine électrique inquiète de plus en plus les habitants, qui dénoncent un manque criant d’encadrement et de contrôle.
Dans cette zone vulnérable, la catastrophe du 18 avril agit comme un révélateur : celui d’un besoin urgent d’investissements dans les infrastructures de base et de politiques publiques adaptées.
Entre urgence et espoir
Alors que les sinistrés tentent de se relever des cendres, l’engagement de Oline Balume redonne une lueur d’espoir. Son plaidoyer, à la fois humain et déterminé, rappelle que derrière les chiffres et les dégâts, ce sont des vies brisées qui appellent à la solidarité nationale et internationale.
La balle est désormais dans le camp des autorités et des partenaires humanitaires. Car à Shasha, chaque heure compte.
La rédaction