Le secteur de Bapere, situé dans le territoire de Lubero (province du Nord-Kivu), a basculé dans l’horreur dans la soirée du lundi 1er janvier 2026, à la suite d’une attaque meurtrière attribuée aux terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon plusieurs sources locales concordantes, les assaillants ont fait irruption aux environs de 20 heures dans les quartiers Katanga et Maendeleo, à environ 7 kilomètres à l’ouest de Manguredjipa. Profitant de l’obscurité, les assaillants ont semé la terreur au sein de la population civile, multipliant les actes de violence.
Le bilan provisoire fait état d’au moins dix civils tués, tandis que plusieurs habitations ont été incendiées. D’importants dégâts matériels ont également été enregistrés, laissant de nombreuses familles sans abri. Cette nouvelle incursion a plongé la population locale dans une psychose généralisée, ravivant le traumatisme des attaques récurrentes dans cette zone déjà fragilisée par l’insécurité.
Face à cette attaque, une intervention conjointe des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF) a été rapidement menée. Cette riposte a permis de freiner la progression des assaillants et de limiter l’ampleur du carnage, évitant ainsi un bilan encore plus lourd.
Contacté à plusieurs reprises, le chef de secteur de Bapere, Macaire Sivikunula, n’a pas donné suite à nos sollicitations pour commenter cette nouvelle tragédie qui endeuille la population en ce début d’année.
Cette attaque relance les inquiétudes sur la persistance de la menace ADF dans le Grand Nord de la province du Nord-Kivu et pose une fois de plus la question de la sécurisation durable des zones civiles, malgré les opérations militaires en cours.
La rédaction reste mobilisée et continuera de vous fournir des informations actualisées au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
Abiël Bushoki
